Association pour la préservation de la voie verte Divonne-Crassier

Genèse de la création de l'Association de préservation de la voie verte Divonne Crassier :

Au début de l’été 2019, de façon tout à fait fortuite, au décours d'une conversation avec le maire de Divonne, un des riverains de la voie verte découvre le projet de transformation de la piste cyclable Divonne-Crassier.

Ce projet concerne directement l’ensemble des résidents et riverains de Vesenex, Crassy/Crassier, ainsi que l’ensemble des non-résidents usagers réguliers ou occasionnels de la piste cyclable en parallèle de la D984C : Une voie de bus serait créée en parallèle de notre piste cyclable avec une implantation au sol d'environ 11 mètres de large recouverte de bitume, afin de faciliter le passage du futur bus 818 Gex-Divonne-Nyon, lors de son passage à 07h42 lors des petits embouteillages matinaux de la douane de Crassier (notions découvertes ultérieurement au fil de « l’enquête » menée par les riverains).

Après diffusion de l'information auprès de ses voisins début septembre, ce riverain organise une rencontre avec M. Scatolin, maire de Divonne le 20 septembre 2019 afin qu'il puisse nous confirmer et expliquer ce projet.

En parallèle, nous apprenons l’existence d'une enquête publique sur le Scot (Schéma de cohérence territoriale) imbriquée dans celle sur le PLUih(Plan Local d'Urbanisme Intercommunal – Habitat).

Force est de constater que l’information préalable concernant ce projet et ces enquêtes publiques fut lacunaire, voire quasiment absente de la part de la Mairie de Divonne, ce qui est, en soit, un manque bien regrettable.

En effet l’essentiel de l’information concernant ce projet était accessible via le site « Pays de Gex Agglo » https://www.paysdegexagglo.fr/pluih-scot-eaux-pluviales-enquetes-publiques/ . Le site de la Mairie de Divonne ne renvoyait bizarrement pas directement à cette documentation exhaustive dans sa rubrique «Enquêtes publiques», ce qui pose question en matière d’information préalable et transparence vis-à-vis des Divonnais.

Suite à cette réunion avec le maire de Divonne, les riverains de la voie verte ayant été délaissées et non informés, enchaînent les réunions de quartier et tentent de cerner ce projet et son impact sur leur quotidien, principalement l'impact écologique et mettent en évidence l’incohérence du rapport coût/bénéfice d'un tel projet.

Ils affichent ensuite sur la voie verte et environs ,des incitations à participer aux enquêtes publiques du ScoT et du PLUih afin de faire entendre les avis des riverains et utilisateurs de cette voie verte.

Les riverains sont mobilisé afin d'obtenir le maximum d'informations sur cette transformation, contactent Monsieur Obez en charge du dossier à Gex-Agglo, tentent d'obtenir plus d'informations coté Suisse, lancent une pétition en ligne (http://chng.it/q8dCBbRBnv) forte a ce jour de 590 signatures, créent un site internet (https://www.voie-verte-divonne-crassier.com/) et se constituent en association pour la préservation de cette voie verte.

L'association n'est pas opposée au bus 818 comme certains le laissent penser, mais met en avant le coté totalement disproportionné des travaux et leur impacts sur les riverains, l’écologie, l’hydrométrie du secteur, le respect de la faune et flore locale, et les impôts locaux !

La voie verte que nous connaissons actuellement remplaça en 2016 l’ancienne voie ferroviaire condamnée. Il fallut des années d’acharnement pour la voir apparaître. Cette voie verte est actuellement utilisée chaque jour par bon nombre d’usagers : familles avec enfants, travailleurs à bicyclette ou à trottinette, promeneurs (dont bon nombre avec animaux domestiques), sportifs (joggers, rollers, groupes de marcheurs, cyclistes, skieurs à roulettes…).

En ce sens, la piste cyclable actuelle est un prolongement naturel à la voie verte en direction de Grilly et représente un atout majeur pour Divonne et l'axe Divonne-Crassier-Nyon tant au niveau fonctionnel, qu'au niveau de la diversité de la faune et la flore, sans parler de l'attrait touristique, qui confèrent à notre cadre de vie les atouts que nous apprécions au quotidien.

A l’instar de la pratique de pays exemplaires en la matière (i.e Pays-Bas) le bon sens serait plutôt d’ optimiser cette piste cyclable en incitant le maximum de frontaliers à utiliser des 2-roues non polluants (bicyclettes, trottinettes…) pour rejoindre les arrêts de bus de Crassier, et d'inciter les frontaliers au co-voiturage.

Convertir cette voie verte en voie routière pour les bus (ou tout autre type de véhicules à moteur thermique) serait une régression majeure !

L’impact environnemental de la transformation de la voie verte serait désastreux pour la zone verte concernée réputée sensible et fragile : l’impact sur la faune et la végétation serait catastrophique (se référer a la circulaire écosphère produite par Gex-Agglo en 2016 dont les propositions n'ont d'ailleurs pas été totalement suivies...).

De plus, dès lors que la voie verte serait ouverte aux bus (a priori diesel ou hybrides, en sachant qu'un bus hybride ne fonctionne a l’électrique uniquement les 8 premiers kilomètres...), la porte serait ouverte demain à d’autres véhicules à 2 et 4 roues, bus scolaires, taxis, Uber... voir même à une nouvelle route transfrontalière...

Le coût financier du projet estimé supérieur à 3 million d’Euros serait non seulement disproportionné par rapport au bénéfice attendu mais se répercuterait inévitablement sur les impôts locaux des divonnais.


Article dans LE PAYS GESSIEN


À la page 13 du Dauphiné Libéré du 3 mai 2016